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Corruption - Trump vend la sécurité nationale américaine pour des milliards en crypto

Corruption - Trump vend la sécurité nationale américaine pour des milliards en crypto

 

L'idée que la présidence américaine puisse être à vendre n'est plus une dystopie de fiction politique, mais semble devenir une réalité tangible et inquiétante sous l'ère Trump. Les récentes révélations du Wall Street Journal concernant un investissement massif de 500 millions de dollars dans l'entreprise de crypto-monnaie de la famille Trump, World Liberty Financial, par une firme liée aux Émirats arabes unis, ne sont pas seulement suspectes, elles dessinent les contours d'un scandale d'État. Ce n'est plus seulement une question d'éthique, mais une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis, sacrifiée sur l'autel du profit personnel.

Les faits rapportés sont d'une clarté aveuglante. Quelques jours seulement avant l'investiture présidentielle, une firme liée au cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des EAU, signe un chèque en blanc à la famille Trump. En échange de quoi ? Officiellement, une participation dans une entreprise de crypto-monnaie. Mais la réalité politique qui a suivi suggère une transaction bien plus sombre.

Quelques mois à peine après cet investissement, dont près de 200 millions de dollars ont déjà atterri dans les poches d'entités liées aux Trump, l'administration américaine a opéré un revirement spectaculaire. Le président a levé les restrictions, pourtant jugées importantes par les experts en sécurité et l'administration Biden, sur la vente de puces d'intelligence artificielle avancées Nvidia aux Émirats.

Le sénateur Chris Murphy n'a pas mâché ses mots en parlant de corruption stupéfiante. Et pour cause, ces puces, dont l'exportation était bloquée par crainte qu'elles ne finissent en Chine, sont désormais accessibles à G42, l'entreprise d'IA de Tahnoon. La coïncidence temporelle entre l'enrichissement personnel du clan Trump et cette décision géopolitique est trop flagrante pour être ignorée. Ce n'est malheureusement pas un incident isolé, mais le symptôme d'une méthode de gouvernance où la justice et la régulation deviennent des monnaies d'échange. L'écosystème crypto, loin d'être assaini, semble être devenu le terrain de jeu favori de ce capitalisme de connivence.

Prenons le cas de Changpeng « CZ » Zhao, l'ancien PDG de Binance. Sa grâce présidentielle intervient étrangement après un accord impliquant le stablecoin de World Liberty Financial, promettant des dizaines de millions de revenus annuels à l'entreprise de Trump. De même, Justin Sun, figure controversée de la crypto, a vu ses démêlés avec la SEC (l'organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers) suspendus peu après avoir injecté des millions dans le token WLFI de la famille présidentielle. Le message envoyé est désastreux. Si vous avez les moyens d'investir dans les projets personnels du président, l'impunité vous est offerte. Pendant ce temps, les développeurs de projets axés sur la vie privée, comme ceux de Samourai Wallet, purgent des peines de prison fermes. La loi ne s'applique visiblement qu'à ceux qui ne peuvent pas se payer la bienveillance du bureau Ovale.

Alors que la fortune de la famille Trump a bondi de 1,4 milliard de dollars grâce à ces aventures crypto, les promesses faites à la communauté Bitcoin et aux défenseurs de la liberté financière s'effondrent. L'accent est mis sur les « shitcoins » et les stablecoins centralisés qui enrichissent les initiés, tandis que les véritables réformes réglementaires, américaines comme celles attendues via le CLARITY Act, sont abandonnées ou vidées de leur substance. Même Jeffrey Epstein, selon des emails révélés, trouvait ce genre de manœuvres « non éthiques ». C'est dire le niveau de déchéance morale atteint. Trump ne construit pas une réserve nationale de Bitcoin pour l'avenir de l'Amérique, il fabrique un empire financier personnel en utilisant les leviers de l'État comme outils de négociation commerciale.

Si Sam Bankman-Fried, le PDG déchu de FTX, n'a pas réussi à acheter sa grâce malgré ses flatteries, cela ne prouve pas l'intégrité de Trump, mais suggère simplement que le prix à payer n'était pas assez élevé ou que l'actif politique était trop toxique. En définitive, cette « crypto-présidence » ressemble de moins en moins à une révolution technologique et de plus en plus à une kleptocratie moderne, où la sécurité nationale et la justice sont vendues au plus offrant, transaction par transaction, sur la blockchain de la corruption.

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